Caroline Pirotte

Critiques

 (…) Au centre de ses préoccupations, le corps humain, qui apparaît étroitement contingent à l’expansion de la matière, aux effluves de la couleur, dont l’élan liquide contraste singulièrement avec ce désir de présence attaché aux corps. Ceux-ci se battent avec la couleur pour trouver leur déploiement dans l’espace. Le visage va concentrer cette tension. Il se forme dans l’obsession du trait, qui revient sans cesse jusqu’à former figure. L’univers de Caroline Pirotte est plus spectral que lugubre. Il témoigne d’un désir d’être au monde qui convoque retenue et expansion, pudeur et emphase : une figuration volontaire, qui affronte la toile pour s’affranchir de la représentation, pour être, non pour paraître. 
Michel Draguet, Le Journal des Arts, Paris, 1995.

Oeuvre

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